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Le Professeur - Partie 1a (101-106)

Notre première rencontre avec Le Professeur coïncide avec le moment où Tokyo va faire sa connaissance. Alors qu'elle marche sur un trottoir pour voir sa mère et s'apprête à tomber dans un piège tendu par la police, celui dont nous apprendrons le prénom bien plus tard, Sergio, s'arrête à sa hauteur. Il baisse la vitre passager de sa SEAT Ibiza rouge et l'interpelle. Si au départ la jeune femme en cavale refuse de lui accorder du temps et poursuit son chemin, elle s'arrête brusquement quand il évoque l'idée d'être "cuistot sur un bateau chinois", une idée dont elle vient à l'instant de parler à sa mère qu'elle a appelée depuis une cabine téléphonique. La réaction de Tokyo est immédiate. Elle ouvre brusquement la portière et pointe son arme sur le Professeur, lui demandant s'il est "un poulet".

Les mains en l'air, il lui explique qu'un groupe d'intervention l'attend, puis demande sa permission pour se saisir de son appareil photo. Là, il lui montre les photos de surveillance qu'il a prises autour de la maison de sa mère. Il lui assure ensuite être là pour l'aider. Il explique être venu pour lui proposer un travail ou plutôt un braquage, et ajoute être à la recherche de personnes qui n'ont plus rien à perdre. Il annonce ensuite le nombre astronomique du butin convoité : 2'400 millions d'euros ! Tokyo accepte de partir avec lui.

On retrouve ensuite le Professeur s'avançant vers la maison de Tolède, accompagné de l'équipe qu'il a réunie : Tokyo, mais aussi Oslo, Helsinki, Rio, Berlin, Nairobi, Moscou et Denver. C'est là qu'il va préparer le casse de la Fabrique de la Monnaie et du Timbre, avec leur aide. 

Vendredi 21 octobre 2016 : l'heure n'est plus à la préparation, le braquage a commencé ! Alors que les malfaiteurs ont pris le contrôle de la fabrique et ont réuni les otages dans le hall d'entrée, le Professeur attend fiévreusement des nouvelles de l'opération dans son repère. Mais avant d'entrer en contact avec eux, il faut leur laisser le temps d'installer le système de communication analogique. Une fois la liaison établie, Sergio peut commencer à superviser le casse depuis l'extérieur. Il demande à Berlin, qui dirige l'opération à l'intérieur, de se préparer à ouvrir les portes de la fabrique. Chronomètre en main, il garde un oeil sur la fausse tentative de fuite des voleurs qu'il a orchestrée afin de leurrer la police sur leurs intentions et les laisser penser qu'ils improvisent alors qu'ils appliquent un plan très soigneusement établi par ses soins. [101]

Seul dans son repère, le Professeur répète à haute voix cette phrase : "Qu'est-ce que vous portez ?".  Il sait qu'il va bientôt entrer en contact avec l'inspectrice Raquel Murillo qui sera chargée de négocier avec lui, et il a soigneusement réfléchi à la manière dont il entend discuter avec elle. Quand son téléphone fixe rouge sonne, il se hâte de décrocher et questionne Berlin sur ce qu'il s'est passé. Berlin lui apprend que deux policiers ont été blessés et quand Sergio demande qui a tiré, il lui répond que c'est Tokyo, ajoutant qu'il la soupçonne d'avoir une aventure avec Rio. Pendant que Rio se charge de brancher les caméras permettant au Professeur d'avoir une vision directe sur l'intérieur de la fabrique, celui-ci demande à parler à Tokyo. Il lui demande si Berlin a raison concernant sa liaison avec Rio. Tokyo nie farouchement avant de lui raccrocher au nez ! 

Quand la police appelle la Fabrique de la Monnaie pour entrer en contact avec les braqueurs, l'appel est automatiquement transféré sur le téléphone du Professeur dans son repère. Celui-ci enclenche un modificateur de voix puis décroche. Raquel donne son identité et se présente comme "l'inspectrice en charge des négociations". En réponse, il se présente comme "l'homme en charge du braquage". Le Professeur s'empresse de demander des nouvelles des policiers blessés. Une fois rassuré sur leur état, il veut avoir l'assurance qu'elle sera capable de prendre des décisions sans avoir à référer à ses supérieurs ou à d'autres personnes, avant de lui donner des réponses. Raquel lui répond que seul le président a cette possibilité mais qu'il est occupé, et donc elle va le remplacer dans l'affaire qui les occupe. Le ton est donné. C'est le début des joutes verbales qui vont rythmer les échanges entre Sergio et Raquel.

Quand elle lui demande s'il a d'autres questions, il prononce la phrase qu'il a répétée : "Qu'est-ce que vous portez ?". Elle reste interloquée une minute, avant de lui indiquer que de nombreuses personnes les écoutent. Tout en faisant une cocotte en papier, Sergio salue courtoisement les différents auditeurs puis se présente comme le "Professeur" s'excusant poliment de ne pas leur dévoiler son véritable nom. Les présentations faites, Raquel reprend la négociation et lui demande ce qu'il veut. "Du temps", telle est la réponse du Professeur qui précise que les braqueurs sont parfaitement prêts à se défendre et donc, qu'il déconseille tout type d'intervention. Raquel réclame la libération des lycées, mineurs, en signe de bonne foi. Ignorant sa question, il lui demande une nouvelle fois ce qu'elle porte. Elle s'exécute, pensant ainsi le mettre en confiance. Il s'estime satisfait, même s'il regrette que sa description manque de précision, et s'engage à réfléchir à sa requête puis raccroche en souriant.

Le Professeur sait que le police va chercher à s'introduire dans la fabrique, parce que les braqueurs détiennent une otage plus précieuse que les autres, Alison Parker, la fille de l'ambassadeur du Royaume-Uni en Espagne, à qui il a attribué le surnom "l'agneau" dans son plan. Aussi, il n'est pas surpris de voir sur ses caméras de surveillance, des véhicules blindés s'approcher du bâtiment une fois la nuit tombée. Sergio s'empare de son téléphone, appelle Berlin et le prévient de l'intervention imminente. Calmement, celui-ci donne ses instructions à ses complices et aux otages qui, entre-temps, ont été contraint de revêtir des combinaisons rouges identiques à celles des braqueurs. Tout a été prévu, les points d'accès possibles ont clairement été identifiés. Le Professeur observe le groupe d'intervention se positionner au niveau du quai de chargement, les regarde percer un trou dans la porte et y glisser une caméra endoscopique qui leur montre aussitôt le comité d'accueil qui les attend, l'impressionnante mitrailleuse Browning pointée sur la porte ! En même temps, Alison - utilisant son téléphone portable sous la menace d'une arme - informe la presse de sa présence dans le bâtiment et du fait qu'il est impossible de distinguer les otages des braqueurs, tous portant désormais la même tenue et le même masque de Dali. Raquel ordonne l'annulation de l'assaut. Devant son écran, le Professeur assiste au repli de l'équipe d'intervention. Il retire ses lunettes, essuie son front moite et soupire de soulagement. Cette étape de son plan s'est déroulée comme il l'avait prévue ! Il met en place un disque vinyle sur son tourne-disque et diffuse de la musique classique dans son repère où la pression vient de retomber.

Raquel a, elle aussi, besoin de décompresser. Elle se rend au café Le Hanoï proche de la fabrique et commande un déca. Nous sommes samedi 22 octobre 2016, il est 6 heures du matin. Alors qu'elle est accoudée au bar et tente d'appeler sa mère Marivi avec son téléphone portable pour lui laisser un message, la communication est brusquement coupée : sa batterie est vide. Le barman ne peut pas la dépanner, car il n'a pas de chargeur. La voyant dans l'embarras, l'homme installé près d'elle au bar lui propose courtoisement de lui prêter son téléphone. Elle accepte, reconnaissante, ignorant que celui qui vient de lui venir en aide n'est autre que le Professeur qui poursuit ainsi la mise en place de son plan. [102]

Après avoir laissé un message à sa mère, et un autre au commissaire Sanchez, Raquel rend son téléphone au Professeur en le remerciant. Une télévision est allumée dans le bar et diffuse les informations. Un reportage montre Raquel et son collège Angel en train de discuter devant la tente de la police. Le chef des braqueurs en profite pour engager la conversation, faisant remarquer à la jeune femme qu'elle est à la télé. Elle acquiesce. Il se montre alors bavard et curieux en lui demandant si les preneurs d'otage obtiennent habituellement ce qu'ils veulent, ou bien si la police cherche à les faire parler pour gagner du temps. Elle lui répond sèchement que chaque cas est différent. Sergio s'excuse, se montrant confus d'avoir été aussi intrusif. Raquel se radoucit et lui confirmer qu'en effet, la démarche consiste à temporiser, puis se lève, le remercie une nouvelle fois, puis sort. Le Professeur regagne alors son repère en rapportant un sandwich qu'il mange devant ses écrans de surveillance. 

Dans la tente de la police, suite à l'erreur de Rio qui a laissé la jeune Alison Parker utiliser son téléphone pour effacer une photo compromettante, Raquel obtient la photo des téléphones portables des otages, accrochés au mur et soigneusement étiquetés. Elle prend l'initiative d'appeler le Professeur qui est en train d'écouter l'Ave Maria sur son tourne-disque. Il prend tout son temps avant de décrocher, enfilant sa veste et s'installant confortablement à son bureau. Il lui déclare alors qu'ils ont tous deux une connexion particulière, affirmant qu'il était justement sur le point de l'appeler. Tout en faisant une nouvelle cocotte en papier rouge, le Professeur joue avec le feu en lui disant : "Je suis sûr que si on s'était rencontré dans un bar, vous m'auriez totalement ignoré.".

Puis, pour la déstabiliser, il lui demande avec aplomb si elle a déjà simulé un orgasme. La stupeur passée, Raquel ne perd pas ses moyens dans cet étrange échange que le Professeur utilise pour amener la conversation sur le mensonge, dénonçant l'intervention avortée de trois unités d'élite la nuit dernière. Il lui demande ensuite de la nourriture et divers médicaments pour les otages à livrer dans des sacs transparents. Elle accepte, puis lui demande très calmement de se rendre. Rachel enchaîne sans lui laisser le temps de placer un mot. Elle affirme détenir des images de l'intérieur de la fabrique et avoir identifié l'un des braqueurs ce qui la conduira aux autres. Elle lui met un marché en main : réduire leur peine de 16 ans à 8 ans à condition qu'ils se rendent immédiatement. Il lui répond que sa proposition est injuste. Quand Raquel lui dit qu'ils sont pris au piège, le Professeur lui faire clairement comprendre qu'ils ont de la ressource. Quand elle lui demande s'il pense qu'elle bluffe, il répond que c'est effectivement ce qu'il pense. Elle lui fournit alors une preuve en disant qu'il y a 67 téléphones accrochés sur un mur, lui laisse une heure pour accepter son marché, puis coupe la conversation. Raquel a marqué un point en laissant le Professeur plongé dans une intense réflexion.

Le stress de Sergio est palpable. Il déchire nerveusement la cocotte en papier qu'il vient de faire, tout en appelant Berlin qui lui confirme qu'il n'y a pas de caméra activée dans la pièce où se trouvent les téléphones. Il hausse le ton et demande que soit retrouvé le portable qui a échappé à la vigilance des braqueurs et a servi à renseigner la police. Berlin lui demande la permission de punir les otages pour cet acte, il réclame de pouvoir exécuter l'un d'eux. Le Professeur refuse catégoriquement et raccroche rageusement.

Raquel est revenue au café Le Hanoï pour prendre une collation. Le Professeur entre, pointe du doigt la télévision qui diffuse en boucle des reportages sur le braquage et engage la conversation. Il donne l'impression d'un homme maladroit et un peu naïf quand il lui pose des questions ou commente les événements. Raquel écourte la conversation, se lève, demande l'addition et est interrompue par un coup de téléphone d'Angel qui lui annonce que désormais, deux braqueurs ont été identifiés. Surprenant le regard du Professeur lorgnant sur son téléphone où elle est en train de recevoir une photo, Raquel l'attrape brusquement et le plaque sans ménagement sur le comptoir. Elle commence à le fouiller et exige de savoir où il a caché son dictaphone, persuadée qu'il est journaliste. Il se défend et se présente sous le nom de Salvador Martin. Il prend à témoin le gérant du bar, Antonio, qui atteste qu'il le connaît et qu'il vient dans son café tous les jours. Contrariée d'avoir déclenché un incident et d'avoir formulé de fausses accusations, elle s'en va sans un mot.

Quand Tokyo retrouve Rio en piteux état, après avoir été passé à tabac sur ordre de Berlin qui a découvert son implication dans la fuite des images de l'intérieur de la fabrique, elle se rue sur le téléphone pour appeler le Professeur. Elle menace de tuer les responsables, lui inclus, si jamais ça se reproduit. Sans dire un mot, Sergio l'écoute puis voit sur son écran la situation dégénérer quand Helsinki débarque et pointe son arme sur elle. Il observe Berlin intervenir posément pour éviter que la bande s'entre-tue. Sergio reste toujours silencieux. Alors que le Serbe baisse son arme et que Tokyo hurle face à la caméra qui filme la scène pour le Professeur, et l'accuse d'être à l'abri dans une tour d'ivoire, il la laisse finir puis lui annonce d'une voix calme que son histoire d'amour avec Rio a totalement ruiné leur plan d'évasion, que leurs identités à tous deux est désormais connue de la police et du grand public, et que les chaînes d'infos ne font que parler d'eux. Puis il raccroche et pousse un soupir. Son plan parfait ne l'est plus, il va devoir l'adapter. [103]

Installé à son bureau, le Professeur découpe au cutter avec minutie les carrés de papier rouge qui lui serviront à faire de nouveaux origamis. Quand le téléphone sonne, il attend un petit peu avant de décrocher. Raquel lui annonce que le délai d'une heure qu'elle lui avait donné est écoulé, et lui demande si les braqueurs vont se rendre. Toujours aussi désarmant, il ignore sa question, sourit, et lui demande à quoi elle jouait dans la cour de l'école quand elle était petite. Alors qu'elle se prête au jeu et lui donne une liste, il lui dit que de son côté, il jouait "aux gendarmes et aux voleurs", ajoutant qu'aucun gamin dans la cour ne s'est jamais rendu avant d'être attrapé. Elle réplique que l'enjeu n'est pas le même, que les gamins ne risquent pas 8 à 16 ans de prison. Le Professeur acquiesce. Il affirme ensuite avoir consulté son équipe et déclare, fanfaron : "On est tous tellement optimistes qu'on a décidé de ne faire aucune année de prison." Il lui dit ensuite de prendre une feuille et un stylo pour noter ses demandes : un camion avec remorque plus deux camions citernes et un cargo qui a été saisi car il transportait de la cocaïne. Raquel réplique que ce sera difficile pour des raisons de logistique et de sécurité. Sergio laisse alors planer la menace de l'effondrement de la fabrique sur les otages, puis lui explique qu'elle n'a que deux options : les poursuivre ou sauver des vies. Son téléphone portable posé sur son bureau sonne. Intrigué, il écourte alors sa conversation avec Raquel en prenant un engagement : "Si vous renoncez aux poursuites, je vous remettrai les 67 otages sains et saufs dès que nous aurons franchi les eaux internationales. Et je vous assure que ce n'est pas du tout ce que j'avais prévu, je déteste la mer, le poisson et la plage, mais la vie ne nous donne pas toujours de solution de facilité."

Quand le Professeur prend l'appel sur son téléphone portable, il a la surprise d'entendre la mère de Raquel, Marivi, qui explique paniquée qu'elle cherche à joindre sa fille et qu'il s'agit d'une urgence. Elle ajoute qu'elle a reçu un message de Raquel depuis ce numéro (l'appel passé depuis le café Le Hanoï) raison pour laquelle elle l'a composé. Sergio, ou plutôt Salva comme il se fait appeler, saisit cette opportunité et improvise. Il se rend devant la fabrique et explique au policier, qui se trouve au niveau du cordon de sécurité entourant la tente de la police, qu'il a un appel urgent pour l'inspectrice Murillo. Le policier veut prendre le téléphone pour le lui remettre mais le Professeur ne lui donne pas l'appareil. Il insiste : "C'est urgent et c'est personnel."

Il est alors autorisé à pénétrer dans la zone sécurisée et, après une fouille corporelle en bonne et due forme, le policier l'escorte jusqu'à la tente. Raquel est informée qu'un civil vient pour la voir et qu'il a un appel urgent pour elle. Salva entre dans la gueule du loup, s'excuse de débarquer et explique à Raquel qu'il a sa mère en ligne pour elle. Très gênée, elle ne sait pas trop comment réagir, mais quand il ajoute qu'il a l'impression que c'est à propos de sa fille, elle s'avance et s'empare du téléphone qu'il lui tend. Raquel sort de la tente pour prendre son appel en privé. Elle part ensuite précipitamment en voiture, emportant avec elle le téléphone. Le Professeur, resté à l'intérieur de la tente de la police, en profite pour observer le dispositif mis en place pour la négociation, enregistrant dans sa tête chaque détail qui pourrait lui servir. Quand il croise le regard d'Angel, il s'exclame avec sa fausse naïveté : "Waouh, c'est vraiment impressionnant !". Angel demande au policier qui l'a accompagné jusque-là de bien vouloir l'escorter jusqu'à la sortie.

Plus tard, Raquel retrouve Salva au Hanoï. Alors qu'il la salue d'un geste amical de la main en souriant, elle s'assoit à sa table lui rend son téléphone et commence à s'excuser. Il la rassure en lui montrant qu'il n'a reçu aucun appel ni message pendant le temps où elle lui a emprunté l'appareil. Il lui demande si tout va bien pour sa fille. Raquel est surprise : "J'ai volé votre portable, je vous ai fouillé, j'ai failli vous arrêter et vous vous préoccupez pour moi ?". En riant, il lui dit que c'était plutôt une expérience amusante et qu'elle s'est rattrapée en l'invitant pour lui rendre son téléphone. Raquel lui dit alors que tout va bien pour elle, avant de se rétracter et de lui dire qu'elle vient de lui mentir car tout va mal. Elle est prise d'un rire nerveux et, les larmes aux yeux, lui raconte les problèmes qu'elle rencontre avec son ex-mari.

Face à elle, le Professeur est consterné. Il semble sincèrement touché par ce qu'il vient d'entendre. Il l'assure de sa compassion et se dit disponible pour l'aider si elle en a besoin. Campé dans son personnage d'homme maladroit, il lui propose nerveusement en remontant ses lunettes "s'il vous faut un portable ou un garde du corps un peu miro". La conversation se poursuit, Raquel se confiant à lui et lui racontant sa vie, Salva l'écoutant avec attention et émotion. L'injustice de ce qu'elle a traversé révolte Le Professeur qui, avec sincérité, s'exclame qu'il voudrait l'aider. Il se rend compte qu'il a mis un instant de côté son personnage et reprend vite le rôle de Salva en se montrant moins sûr de lui, expliquant d'une voix bien plus timide qu'il ne sait pas de quelle manière il pourrait le faire.

Touchée, fatiguée, vulnérable, Raquel pose sa main sur la sienne et le remercie, les larmes aux yeux. Angel entre et se dirige vers eux. Le Professeur se hâte de retirer sa main de celle de l'inspectrice. Il l'informe que la porte de la fabrique vient de s'ouvrir et qu'il y a eu une bagarre. Elle se lève rapidement pour le suivre, jette un dernier coup d'oeil à Salva qui, d'un geste de la main, lui fait savoir qu'il comprend son départ précipité, et sort du café. Le Professeur règle l'addition, se lève à son tour et se hâte de regagner son repère pour savoir ce dont il retourne.

Une fois à son bureau, il découvre la situation, les otages sur le toit de la fabrique, et entend les forces de police communiquer les événements. Il appelle aussitôt Berlin pour comprendre. Celui-ci lui explique que Moscou est parti prendre l'air sur le toit entouré d'otages équipés d'armes fictives. Il précise que cela a lieu sans son autorisation (il répond sous la menace des armes de Tokyo et Rio). Contrarié, le Professeur lui dit qu'il ne veut pas d'improvisation et lui demande de le tenir au courant. Quand il assiste, impuissant, au mouvement de panique qui a lieu sur le toit et entend les snipers demander une autorisation de tirer, le Professeur ne peut contenir son stress. Ce n'était pas dans le plan ! Quand Raquel donne son accord et qu'une personne en combinaison rouge s'effondre sur le toit, le visage de Sergio se décompose en entendant la transmission de la police : "Cible à terre !" Les caméras montrent alors le visage du blessé, à qui les braqueurs viennent de retirer son masque de Dali. C'est Arturo Roman, le directeur de la Fabrique de la Monnaie. [104]

Raquel est consternée d'avoir donné l'ordre et tirer et il lui faut un peu de temps pour retrouver ses esprits avant d'appeler le Professeur. Il laisse longuement sonné le téléphone avant de décrocher et de lui dire froidement, sans lui laisser le temps d'engager la conversation : "Vous avez tiré sur des otages, l'un d'eux est entre la vie et la mort, j'imagine que c'est la raison de votre appel." Elle explique qu'elle a une ambulance prête à intervenir, mais il répond avec fermeté que personne ne sortira de la fabrique.  Ils commencent à négocier et Raquel marque un point quand elle explique que l'opinion publique apprendra qu'un homme est mort car il n'aura pas autorisé les forces de l'ordre à lui sauver la vie. Après un long moment de silence pendant lequel il réfléchit intensément à la situation, il propose que deux chirurgiens et un infirmier avec du matériel médical se rendent auprès du blessé. Elle le remercie. Il lui fait une autre requête avant de raccrocher : Arturo voudrait passer un coup de fil à sa femme. Raquel s'empresse d'accepter de faire le nécessaire. Elle fait chercher l'épouse du directeur de la fabrique, puis rappelle le Professeur. Celui-ci la met en liaison avec Arturo.

Quand l'équipe médicale envoyée pour soigner le blessé se présente à l'entrée de la fabrique, le Professeur est bien évidemment derrière ses écrans pour observer. Il reconnaît aussitôt Angel, le coéquipier de Raquel qu'il a croisé dans la tente de la police puis au café Le Hanoï. Il se lève lentement de sa chaise, puis esquisse rapidement plusieurs mouvements de défoulement avant de s'emparer de son téléphone en ayant retrouvé son calme. Il appelle Berlin pour l'informer de la présence d'un policier infiltré. Le Professeur s'assure ensuite que Berlin sait ce qu'il doit faire. Ce cas de figure a été prévu, les braqueurs ont été briefé sur ce qu'il fallait faire lors de la préparation dans la maison de Tolède lors d'un cours d'histoire sur le Cheval de Troie. Suivant le plan prévu pour cette situation, un micro est discrètement inséré dans la paire de lunettes d'Angel, l'opération n'a pris qu'un court moment pendant lequel avaient été examinées les affaires personnelles des trois hommes venus soigner Arturo. Quand le policier les remet sur sa tête, sans se douter de rien, et que le Professeur entend la voix de Berlin ce qui lui confirme que le micro fonctionne parfaitement, il laisse éclater sa joie dans son repère. [105]

La présence de l'équipe médicale dans la fabrique sert aussi à focaliser l'attention des braqueurs sur elle, alors que Suárez mène un petit commando par un tunnel d'aération pour s'introduire dans le bâtiment, tous vêtus de combinaisons rouges et avec des masques de Dali, pour s'infiltrer discrètement. Le Professeur se rend compte qu'il se passe quelque chose, il appelle Berlin pour lui dire que la police émet sur des ondes courtes cryptées et s'apprête certainement à entrer, mais il ignore par où. Celui-ci prend note de l'information et active le "plan B" qui consiste à replacer le masque de Dali de toutes les personnes présentes dans la fabrique par un masque de Munch. Angel comprend le piège. L'opération d'Arturo vient de se terminer, il presse le chirurgien pour que l'équipe médicale sorte au plus vite. Pendant ce temps, le Professeur a mis en place des inhibiteurs de fréquence qui brouillent la communication entre Raquel et Suarez. Une fois dehors, Angel se précipite en courant jusqu'à la tente de la police. En entrant, il crie d'arrêter tout et les informe que le commando va directement dans la gueule du loup. Raquel ordonne l'annulation de l'opération. Attablé à son bureau, le Professeur affiche un sourire triomphant avant d'appeler Berlin pour l'informer que le danger est écarté.

Alors que Raquel réfléchit avec son équipe et se demande quel autre artiste pourrait prendre la suite de Dali et de Munch, Sergio jubile en l'écoutant.

Détendu, il a lancé un disque vinyle et seul dans son antre, il s'amuse à répondre à haute voix à ses questions et à commenter les propositions des policiers. Excité d'entendre les discussions qui ont lieu sous la tente, il fait les cent pas le sourire aux lèvres, en ne perdant pas une miette des raisonnements de Raquel. Quand elle propose de regarder en arrière, persuadée que les braqueurs ont dû effectué des reconnaissances sur place avant le jour J, il s'arrête net, son visage s'assombrit. Elle se révèle une adversaire redoutable !

Angel appelle Raquel en pleine nuit, non pas pour lui parler de l'affaire, mais parce qu'il est jaloux de Salva. Toujours à l'écoute, le Professeur apprend un peu stupéfait mais pas mécontent, que Raquel serait prête à coucher avec Salva s'il le lui demandait. Il découvre ainsi que Raquel et Angel ont eu une brève liaison 8 ans auparavant, et qu'il serait prêt à quitter sa femme pour elle.

La nuit n'est décidément pas paisible pour Sergio qui est ensuite obligé de se lever pour répondre à un appel de Berlin. Sous la menace de l'arme de Tokyo, celui-ci lui avoue avoir fait exécuter une otage, enfreignant ainsi l'une de ses règles. Tétanisé, le Professeur écoute ses explications, son stress monte en flèche tout comme sa colère : "C'était la seule ligne rouge, tu as tout fichu en l'air."

Il exige de connaître l'identité de la victime, puis se met à trembler, totalement dévasté. Berlin lui ordonne de le punir pour lui prouver qu'il est "un capitaine capable de redresser la barre en pleine tempête" et qu'il a raison de lui faire confiance. Sans lui répondre sur ce point, le Professeur déclare que la police demandera des preuves de vie des otages dans moins de 48h, puis il raccroche sèchement. Le regard fixe, il commence à analyser la situation. Serait-elle en train de lui échapper ? [106]

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Ecrit par Locksley 
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